LITTÉRATURE

Miyamoto MUSACHI

MIYAMOTO MUSASHI
TRAITE DES CINQ ROUES
Ed : Albin Michel

Miyamoto Musashi (1584-1658) est considéré comme l'un des plus grands sabreur Japonais.
Livrant son premier duel à l'age de 13 ans, il affronta les plus grand maîtres des disciplines martiales en plus de 60 duels, dont il sortit vainqueur, avant l'age de 30 ans, pour prouver que sa technique était la meilleure.

Prônant l'usage des deux sabres, Katana et Wakisashi, seuls ou simultanément suivant les circonstances, la philosophie de Musashi est de vaincre, quel que soit l'arme, quelles que soient les circonstances. Il livra d'ailleurs la plupart de ses duels au boken (sabre d'entrainement en bois) face à des adversaires armé de Katanas (les duels se faisaient sans armure).
Lors de son dernier duel qui se déroula sur une île, son adversaire
Sasaki Kojiro utilisant un ancien sabre long, le O-dachi, plus long le Katana, Musashi se tailla un boken encore plus long dans une rame durant la traversée. Arrivé sur le rivage tôt le matin, il resta dos au soleil alors qu'il se levait.

A la suite de cette victoire Musashi comprit qu'il n'avait fait qu'un mort de plus. Il se consacra à l'étude de la Voie (Do) en pratiquant la peinture et la calligraphie, avant de suivre le mode de vie "classique" du samourai.

En 1643, il se retira et écrivit le Gorin no Sho, le Traité des Cinq Roues, dans lequel il expliqua sa vision du combat et la façon d'emporter la victoire.
"Dans notre école il faut vaincre, que l'on ait une arme longue ou une arme courte. La longueur d'un sabre ne nous importe donc pas. Volonté de vaincre par n'importe quelle arme : c'est là la Voie de notre école." Voici comment Musashi présente son école des deux sabres.

Le livre est intéressant car il présente la vision d'un guerrier, obsédé par la victoire, autant que par la perfection de la technique et le travail sans répit. Ses conseils visent l'attitude, l'utilisation du terrain, la supériorité psychologique, et l'adaptation aux évènements, en situation de combat réel. Une vision différente de celle que l'on peut avoir du Samourai ou des Arts Martiaux en général.

Deux derniers petits conseils en exemple :

 "Il est important de rechercher par tous le moyens à pourchasser les adversaires en les ayant en file indienne comme des poissons enfilés sur le même fil. Si vous voyez que vos adversaires sont l'un derrière l'autre, portez fort des coups sans répit."

"Effrayez votre adversaires de votre corps, de votre sabre, ou bien de vos cris. Attaquez par surprise d'une façon que votre adversaire n'a pas pu imaginer et tirez avantage de sa frayeur, puis parvenez à la victoire. Cela est important, réfléchissez-y bien."

A noter :  durant sa longue période de duelliste, après chaque victoire, lorsque Musasshi demandait aux moines : "ne suis-je pas le plus grand des Samourais ?", il lui était répondu : "non, tu es le plus fort des Samourais."

(Et ne faites pas attention au texte un peu pompeux qui se trouve sur la couverture, je ne pense pas que Musashi ait pensé à l'économie en écrivant son traité.)

LE TYRAN SILENCIEUX

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